Portrait Duchamp  1917

Comme le disait Marcel Duchamp lui même « le silence, c’est la meilleure production qu’on puisse faire, parce qu’il se propage : on ne le signe pas et tout le monde en profite. », c’est sur cette phrase que nous concluons ce projet. A travers la personnalité unique de Marcel Duchamp mais surtout à travers ses créations les plus controversées nous avons tenté de vous montrer combien certaines ressources en ligne peuvent offrir un contenu informatif sérieux mais aussi combien ces seules sources ne répondent pas pleinement à la question complexe des ready-made et de leur créateur si brillant soit-il.
L’aventure s’arrête avec ces quelques pages d’articles qui, nous l’espérons, vous éclairerons quelque peu aussi bien sur les sources que sur le sujet. Nous restons cependant à votre disposition à travers les commentaires, et l’adresse mail du blog. N’hésitez pas à nous contacter, bonne lecture et bons ready-made.

Anne-Cyrielle, Amandine et Si-Young.

marcelduchampreadymade@gmail.com

Image

Les Inrockuptibles, familièrement appelé Les Inrocks, est un magazine français initialement consacré au rock, apparu en 1986 et édité par Les Éditions Indépendantes.

En 1986, Christian Fevret et Arnaud Deverre lancent un trimestriel rock dont la charte graphique et le traitement sont sobres, uniquement composés d’entretiens et de photos en noir et blanc. Pour ses fondateurs, l’objectif consiste à aller à la rencontre de leurs héros (Leonard Cohen, David Bowie…) et de faire découvrir certains artistes d’une scène anglaise alors méconnue du grand public.

Le titre est un néologisme tiré du terme « les Incorruptibles », qui permet de créer un mot-valise en insérant le mot « rock ».

Image

Le musée des Beaux-Arts de Rouen

Image

D’origine révolutionnaire, le musée des Beaux-Arts de Rouen a été créé par le décret Chaptal de 1801 mais les premiers récolements en vue de la constitution d’une collection publique remontent à 1790. Le musée trouve un premier abri dans l’église des Jésuites et accueille le public dès 1799, avant un transfert dans le nouvel Hôtel de Ville où il est inauguré en 1809 avec un catalogue de 244 peintures. L’enrichissement des collections est spectaculaire au cours du XIXe siècle. Le Démocrite de Velázquez entre avec la collection du peintre Gabriel Lemonnier, l’un des fondateurs du musée; Delacroix demande le dépôt à Rouen de son chef-d’œuvre, La Justice de Trajan en 1844 ; on recherche les œuvres des enfants du pays : Poussin, Géricault. Les achats et dons (Clouet, Van Dyck, Puget, Ingres, Moreau, Traversi…) comptent bientôt plus dans la collection que les saisies napoléoniennes envoyées en 1803 (Gérard David, Véronèse, Rubens).

La collection passe de 300 tableaux en 1823 à 600 « de premier mérite » en 1878, dans un musée désormais cité comme « le plus complet de France après celui de Paris ».

Le besoin d’un nouveau bâtiment est devenu impérieux. Le maire demande en 1873 à l’architecte Louis Sauvageot un projet qui aboutit en 1880 à l’ouverture d’une première aile, et en 1888 à celle de l’ensemble qui abrite encore aujourd’hui le musée et la bibliothèque. Cent ans plus tard, une rénovation complète s’engage. Achevée en 1994, elle restitue sous la houlette d’Andrée Putman la qualité architecturale d’un bâtiment malmené par le XXe siècle, tout en augmentant habilement sa superficie. Au cours de ce siècle la collection a changé d’échelle grâce à des donations exceptionnelles (les impressionnistes de François Depeaux en 1909, le fonds Jacques-Emile Blanche en 1921, l’incroyable donation Baderou de près de 400 tableaux et 5000 dessins en 1975, les Modigliani de la famille Alexandre en 1988-2001), mais aussi des achats très heureux : Caravage en 1955, Poussin en 1975

Dans le cadre du dispositif Culture/Justice, le service des publics des Musées de Rouen a proposé un projet exceptionnel aux personnes détenues du centre de détention de Val-de-Reuil.

Autour du thème de la musique, de l’oeuvre de Marcel Duchamp et de sa « boite en valise », ils ont eu à réaliser leur propre boîte comprenant divers textes et objets. Durant 5 mois, la richesse des collections des musées a été explorée pour inviter les participants à découvrir les processus de création de l’art d’hier et d’aujourd’hui et ainsi nourrir leur propre expérience de création.

Grâce à la précieuse collaboration des personnels pénitentiaires, notamment de deux conseillères d’insertion et de probation et des magistrats, 10 boites ont été réalisées de manière individuelle ou collective et ont pu être exposées dans la salle Marcel Duchamp du Musée du 17 au 20 juin 2011, puis au Centre de détention.

Frère du peintre Jacques Villon et du sculpteur Raymond Duchamp, Marcel Duchamp fréquenta à Paris l’académie Julian. Ses œuvres des années 1910 dénotent l’abandon d’une peinture strictement descriptive au profit de recherches apparentées au cubisme. La décomposition prismatique des formes, la juxtaposition d’éléments représentant les différentes phases du mouvement, qui apparaissent dans le célèbre Nu descendant un escalier peint en 1912 offrent des affinités avec les recherches futuristes. Non conformiste, Duchamp réalisa à partir de 1914 un nombre limité de « ready-made » : objets manufacturés promus à la dignité d’objets d’art par le choix de l’artiste (Porte bouteille, 1914).

La boîte-en-valise, 1936/1968

Image

Dès les années 1910, Marcel Duchamp envisage l’édition d’une boîte rassemblant des œuvres, plus précisément des écrits accompagnés de quelques schémas. Ce projet précoce aboutit en 1934 à l’édition de la Boîte verte, tirée à trois cents exemplaires, qui contient principalement ses notes pour la réalisation du Grand Verre.

Après cette publication, il envisage l’édition d’une autre boîte qui rassemble, cette fois-ci, toutes les œuvres qu’il a réalisées depuis le début de sa carrière. Ainsi naît l’idée d’une sorte d’« album » qui présente des images de ses peintures, le Nu descendant l’escalier, la Broyeuse de chocolat, les Neuf Moules Mâlic, mais aussi des reproductions miniatures, en trois dimensions, de ses sculptures et de ses ready-mades, parmi lesquels, bien sûr, la Fontaine. En ce qui concerne les reproductions de peinture, Duchamp a colorié des photographies noir et blanc, créant ainsi de nouveaux originaux, certifiés de sa main. De la part de l’inventeur des ready-mades, cette démarche réveille d’intemporelles interrogations sur l’art et ce qui le caractérise.

Grâce à la richesse des objets qu’elle contient, cette édition devient une œuvre à part entière : La boîte-en-valise, achevée en 1941 ; une œuvre dont la particularité consiste à réunir une multiplicité de pièces qui sont en même temps des reproductions et des originaux. Duchamp propose en somme un petit musée portatif qui rappelle la circularité de l’une des définitions donnée, par lui, à l’art : c’est le musée qui fait l’art, mais l’art qui fait le musée. Une fois de plus, il réalise une œuvre d’un intérêt infini en regard des théories esthétiques.

Si-young